Institut national des sciences mathématiques et de leurs interactions - CNRS

 

 

Élaborer et comprendre les structures et les modèles mathématiques

L’Institut national des sciences mathématiques et de leurs interactions (INSMI - CNRS) a pour mission de promouvoir l’excellence dans les mathématiques françaises en animant et en coordonnant un réseau d’unités de recherche, de structures d’intérêt national et de laboratoires internationaux.

Téléchargez la brochure de l’INSMI

 

Les rencontres proposées pendant le salon...

  • Les enjeux de la diffusion des mathématiques avec Eric Paturel
    Eric Paturel est maître de conférences à l’université de Nantes, membre du laboratoire de mathématiques Jean Leray et directeur du réseau des acteurs de la diffusion des mathématiques AuDiMath.

  • Rencontre avec les lauréates et lauréats du concours de BD Bulles au carré et échangez avec Pierre Monmarché sur sa BD « Champs de vecteur »
     
    Le concours de BD Bulles au carré s’adresse à tous les non professionnels de la bande dessinée amateurs et amatrices de maths, individus, groupes, classes de primaire et de collège. Il est porté par Images des mathématiques, un site d’articles et d’images de la recherche actuelle à la portée de tous les publics.
     
    Pierre Monmarché est maître de conférences à Sorbonne Université et membre du Laboratoire Jacques-Louis Lions (LJLL) et du Laboratoire de Chimie Théorique (LCT).

Oui les maths ça sert ! Chercheuses et chercheurs te répondent 

 Y a-t-il encore des maths à inventer ? 

J’aimerais dire aux jeunes qu’il y a un domaine en pleine explosion, avec des enjeux scientifiques, industriels et sociétaux, qui n’est pas près de disparaître : le machine learning ou intelligence artificielle.

C’est un domaine dans lequel il y aura du travail pendant les vingt ans à venir, mais pas seulement : c’est un domaine à investir, avec des questions mathématiques extrêmement intéressantes et excitantes, des solutions innovantes à apporter. Il y beaucoup de mathématiques à inventer.

  • Gabriel Peyré est directeur de recherche au CNRS et professeur à l’École normale supérieure. Il est membre du département de mathématiques et applications de l’ENS Paris (DMA - CNRS & ENS Paris).
     
    Découvrez le texte complet de son interview

 

Qu’attends-tu du métier de mathématicienne ?

Je m’attends à un métier jamais ennuyeux, qui pousse toujours à apprendre, à se confronter et en même temps à collaborer, ce qui sûrement renouvellera constamment mon enthousiasme.

  • Flaviana Iurlano a été recrutée chargée de recherches au CNRS en 2018. Elle est membre du Laboratoire Jacques-Louis Lions (LJLL - CNRS, Université Paris-Diderot & Sorbonne Université).
     
    Découvrez le texte complet de son interview

 

Faire des mathématiques, ou de la recherche en général, c’est accepter de se tromper, de passer des heures à implémenter des idées infructueuses, et de temps en temps déboucher sur quelque chose de nouveau, que l’on considère comme intéressant et même parfois beau !

  • Isabelle Gallagher est professeure à l’université Paris Diderot et à l’École Normale Supérieure de Paris. Elle est membre du Département de mathématiques et applications (DMA - CNRS & ENS Paris).
     
    Découvrez le texte complet de son interview

 

Directeur de recherche au CNRS… qu’est-ce que c’est comme métier ?

Il y a une partie administrative, de gestion et d’organisation, et une partie mathématique qui se partage en trois :

Il y a tout d’abord la lecture et l’écriture d’articles. C’est dans les articles qu’on trouve les détails techniques des preuves et que la pérennité de la connaissance mathématique est assurée : si quelqu’un a besoin d’utiliser un de mes théorèmes dans 50 ans, il faut qu’il puisse tout comprendre sans avoir besoin de me passer un coup de fil.

Mais la transmission des résultats récents se fait beaucoup plus par des interactions directes entre mathématiciennes et mathématiciens, dans des conférences ou dans des discussions informelles : les mathématiciennes et mathématiciens sont aussi des animaux sociaux !

Enfin, il y a une partie plus solitaire, où il s’agit de réfléchir à un problème pour essayer de le résoudre… Il arrive souvent que mes enfants me voient immobile et apparemment en train de rêver devant une fenêtre, pendant de longues minutes, et m’interpellent alors avec un sourire en coin : ils savent très bien que j’étais en train de faire des maths.

 


Comment devient-on un grand mathématicien et une grande mathématicienne ? 

Je pense qu’être un grand ou une grande mathématicienne ne se résume pas à des qualités strictement scientifiques : passion, sens de la transmission et du partage, capacité à créer des liens humains et non uniquement techniques, sont tout aussi importants.

Ce sont bien plus les personnes que j’ai rencontrées que le sujet lui-même qui m’ont décidée à poursuivre dans la voie dans laquelle je m’étais lancée.

  • Cécilia Lancien a été recrutée chargée de recherche au CNRS en 2018. Elle est affectée à l’institut de mathématiques de Toulouse (IMT - CNRS, INSA Toulouse, Universités Toulouse Capitole, Toulouse Jean Jaurès & Toulouse Paul Sabatier).
     
    Découvrez le texte complet de son interview

 

Faut-il avoir des pouvoirs de super héroïne pour être mathématicienne ?

D’une manière générale, c’est dur de mener une carrière scientifique. Cela implique de voyager pour assister à des congrès, c’est très prenant et parfois un peu incompatible avec une vie de famille sans même évoquer la question des enfants.

Cela dit, la science perd beaucoup à ne pas avoir plus de femmes. Et on n’a pas toutes à être des super héroïnes comme Marie Curie ou Sophie Germain… Sophie Germain a dû signer ses lettres et ses articles d’un nom d’homme pour se faire entendre, et pas question de recevoir un salaire puisqu’elle était une femme. Quel effort rien que pour faire des mathématiques !

J’aimerais donner aux jeunes femmes des modèles de mathématiciennes contemporaines, proches d’elles, qui ont une famille, ont choisi de ne pas en avoir ou n’ont pas pu en avoir, mais qui ne fassent pas l’effet d’être des super-héroïnes.

Prenez Maria Esteban, Nalini Anantharaman, Michèle Vergne, Yvette Kosmann-Schwarzbach, Maryam Mirzakhani… Le jour où elle est allée recevoir sa médaille Fields, la plus haute récompense en mathématiques, Maryam Mirzakhani a emmené avec elle son mari, qui est aussi mathématicien, et leur fille Anahita.

 

Quel a été ton parcours ?

J’ai étudié à l’université de Milan en Italie jusqu’à obtenir mon Master. Je suis après partie en Suisse, à l’université de Fribourg, pour mon doctorat, que j’ai fait sous la supervision de Hugo Parlier. J’ai ensuite été postdoctorante en Angleterre (à Warwick) et en Allemagne (à Heidelberg et Bonn) avant d’être recrutée au CNRS et affectée à Strasbourg.

Le CNRS donne l’opportunité rare de se concentrer sur sa recherche, de travailler dans une communauté mathématique active et de voyager librement pour rencontrer des collaborateurs ou participer à conférences et séminaires.

  • Federica Fanoni a été recrutée chargée de recherche au CNRS en 2018. Elle est membre de l’Institut de Recherche Mathématique Avancée (IRMA - CNRS & Université de Strasbourg).
     
    Découvrez le texte complet de son interview

 

La recherche en maths dans l’industrie, c’est possible ?

Mon domaine de recherche est le traitement de signaux et d’images issus de la résonance magnétique. J’ai fait une thèse « CIFRE », qui m’a permis d’intégrer le monde de la recherche tout en gardant un pied dans le monde de l’industrie.

  • Mathieu Naudin a réalisé une thèse Cifre Siemens auprès des équipes ICONES du laboratoire XLIM (CNRS & Université de Limoges) et DACTIM-MIS du laboratoire de mathématiques et applications (LMA - CNRS & Université de Poitiers) dans le cadre de la genèse du laboratoire commun I3M. Il est actuellement ingénieur de recherche à I3M.
     
    Découvrez le texte complet de son interview

 

Y a-t-il un mathématicien ou une mathématicienne que tu admires particulièrement ?

Le mathématicien qui m’a le plus influencée est Ramanujan. Je suis très impressionnée par son génie et sa détermination : né dans un petit village indien durant la période coloniale, autodidacte, il a réussi à convaincre Hardy, célèbre mathématicien anglais de l’époque, de la qualité de ses travaux. Ce dernier l’a alors invité à venir le rejoindre à Cambridge, et de cette rencontre est née une collaboration très fructueuse.

C’est lui qui a découvert, entre autres, les résultats les plus fondamentaux dans la théorie des partitions, comme la méthode du cercle, les identités de Rogers-Ramanujan, et les congruences pour le nombre de partitions de n.

  • Jehanne Dousse a été recrutée chargée de recherches CNRS en 2018. Elle est membre du l’institut Camille Jordan (ICJ - CNRS, Ecole centrale de Lyon, INSA de Lyon, Université Claude Bernard & Université Jean Monnet).
     
    Découvrez le texte complet de son interview

 

Qu’est-ce qu’on peut aimer dans les mathématiques ?

J’ai toujours été fasciné par l’esprit de logique épurée et méthodique qui motive les mathématiques, la possibilité de trouver quelque chose d’objectif, à défaut de la « vérité ».

 

Interviews de lauréates et lauréats de grands prix

Ils sont mathématiciens et mathématiciennes. Ils et elles ont reçu de grands prix. On leur a posé des questions pour toi !

  • Claire Voisin est professeure au Collège de France. Elle a notamment reçu la médaille d’or du CNRS en 2016.
    Interview
  • Yvon Maday est professeur à Sorbonne Université et professeur invité à Brown University. Il est membre du laboratoire Jacques-Louis Lions (LJLL - CNRS, Université Paris Diderot, Sorbonne Université). Il a reçu l’ICIAM Pioneer Prize 2019.
    Interview
  • Claude Bardos est professeur émérite à l’université Paris Diderot et membre du laboratoire Jacques-Louis Lions (LJLL - CNRS, Université Paris Diderot, Sorbonne Université). Il a reçu l’ICIAM Maxwell Prize 2019.
    Interview
  • Jean-François Le Gall est professeur à l’université Paris-Sud. Il est membre du laboratoire de mathématiques d’Orsay (LMO - CNRS & Université Paris-Sud) et membre de l’Académie des sciences. Il a reçu le prix Wolf 2019.
    Interview
  • Karine Chemla est directrice de recherche au CNRS. Elle est membre du laboratoire Sciences, Philosophie, Histoire SPHERE (CNRS & Université de Paris). Elle a reçu le prix Otto Neugebauer 2020.
    Interview

 

Quels sont les métiers de la recherche en maths ?

Des mathématiques, ils et elles ont fait leur métier !

Consultez la brochure

Nos sites ressources

Année des maths 2019-2020

Une année à la rencontre des mathématiques, science vivante !
 
Infos sur le site

AuDiMath

Le réseau des acteurs de la communauté universitaire investis dans la diffusion des mathématiques auprès des publics extra-universitaires.
 
Infos sur le site

Images des mathématiques

La recherche mathématique actuelle en mots et en images, articles, énigmes et images de chercheuses et chercheurs pour tous les publics.
 
Infos sur le site

VideoDiMath

Ressources audiovisuelles de diffusion des mathématiques destinées aux enseignantes et enseignants, chercheurs et chercheuses, étudiantes et étudiants, lycéennes et lycéens, collégiennes et collégiens et plus largement à un public curieux.
 
Infos sur le site