Jacques Fiorentino

Sacrée tâche que de présenter Jacques Fiorentino car il apparait insaisissable. Médecin,écrivain, communicant, amateur de cigares, chanteur amateur, clown parfois mais toujours ami engagé, père et grand-père aimant, adorant théâtre, cinéma, opéra et bien sûr la littérature et les mathématiques. Il est tombé très jeune dans la découverte de ces domaines.

Pour les mathématiques en 5e il en découvre le plaisir grâce à son professeur, enseignant et comédien. La littérature c’est un professeur de français en 3e qui fut en quelque sorte son guide dans l’écriture. Notez que lui n’a épousé aucun de ces professeurs, c’est important à signaler… Grâce à ces deux enseignants, deux fils rouges ont guidé sa vie.

La rigueur ludique d’analyse mathématique, la projection dans l’écriture de son affection pour la vie des gens… Ses études puis sa profession de médecin ont permis la synthèse de ces deux axes. Mais son ouverture d’esprit, qui comme le dit Pierre Desproges n’est pas une fracture du crâne, sa frustration de ne pas pouvoir mener plusieurs vies en parallèle l’ont amené à élargir sans cesse ses champs d’observation et d’action.

Outre les nombreux articles professionnels et leurs prolongement audiovisuels, il en est venu à concrétiser tardivement son engagement littéraire. Un premier recueil de nouvelles au titre explosif « Et si le Diable était une femme ? » Et puis un roman « Inachevé à quatre mains » sous-titré « une histoire d’amour des années 2000 » où le texte est fait d’échanges de sms et mails.

Pendant ce temps deux pièces de théâtre et un scénario long métrage viennent compléter la besace littéraire de son écriture. Enfin le dernier venu dans cette galaxie en 2020, « Père, Passe et Manque » un nouveau recueil de nouvelles dans lequel il s’est probablement plus impliqué que dans les précédents.

 

  • Retrouvez Jacques Fiorentino samedi 30 mai à 13H30 !
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      Rencontres avec les mathématiques


       
      Un contact très précoce avec les mathématiques d’abord avec le calcul à l’école, avec un plaisir (déjà) particulier pour le calcul mental. Et puis c’est le lycée oui dès la 6e car à l’époque le lycée allait de la 6e à la Terminale.
       
      Une rencontre exceptionnelle en 5e qui va marquer ma vie. Un professeur de mathématiques qui était aussi un comédien amateur se produisant au théâtre et au cinéma. Il nous a fait découvrir à la fois le caractère ludique et la clarté analytique des mathématiques. Ce sentiment ne m’a jamais quitté tout au long de ma vie scolaire, personnelle et professionnelle.
       
      Un choix universitaire tourné vers le contact et la volonté d’être utile à ma façon et c’est la Faculté de Médecine. Même si parfois une certaine nostalgie de la rigueur mathématique était présente, j’ai pu appliquer cette rigueur analytique dans l’approche du diagnostic et de la thérapeutique que ce soit dans la prise en charge des patients, l’appréhension des études cliniques.
       
      Et puis une autre fonction majeure, celle de père, m’a fait reprendre contact avec les mathématiques et m’a fait revivre le caractère superbement pédagogique de cette discipline. Je peux dire que sans nul doute ma vie eut été autre si je n’avais pas eu le bonheur d’enrichir très tôt mon esprit avec les mathématiques.